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Ces 10 dernières années, le marché des drones a représenté la plus forte progression du secteur de l’industrie aéronautique et spatiale. Les études de Teal Group estiment que le marché mondial va doubler entre 2010 et 2020, passant de 4,4 billions à 8,7 billions de dollars (R&D et dépenses d’approvisionnement). Après les Etats-Unis, l’Europe représenterait le second plus grand marché pour les drones, suivi de près par l’Asie*.

Le marché militaire, courtisé par les Grands Groupes et territoire de prédilection des drones de grande taille, s’est fortement développé et procure des bases pour initier de nouveaux systèmes, notamment dans le domaine des mini drones, adaptés à des applications civiles et mercantiles*.

D’ici à 2020, le marché civil va donc pouvoir se structurer et offrir des perspectives de développement fortes pour les acteurs de l’ASD et les PME-PMI du secteur. Le marché des applications non militaires semble beaucoup plus large que celui de la Défense, notamment dans les domaines de la sécurité (civile, police, frontières, côtes), de la surveillance (feux, forêts, ouvrages d’art), des télécommunications, de l’agriculture, de la logistique*.
*Source : études Frost & Sullivan et Teal Group

 

►Agriculture

Plus compétitif que l’avion ou l’hélicoptère

Pour surveiller l'état sanitaire des cultures agricoles, les exploitants ont déjà recours à la surveillance aérienne par avion ou hélicoptère. Le coût de l’heure de vol réserve cependant cet outil aux grosses propriétés, « grosses » en termes de moyens et de taille puisque 25 clichés sont nécessaires au minimum pour rentabiliser le vol. Si l’on ajoute à cela la difficulté de réaliser des vols à basse altitude entre les rangs de cultures et la résolution d'une prise de vue photographique qui reste moyenne, même avec un bon appareil, le résultat est finalement assez décevant. Par ailleurs, les drones sont exceptionnellement rapides, agiles et beaucoup plus stables que les modèles réduits d'avions à voilure fixe.

Avec leur capacité à voler à très basse altitude et leurs capteurs ultrasensibles (10 à 20 cm², une résolution supérieure à celle d'un satellite et capable de cibler une feuille de vigne), les drones trouvent ici toute leur place. Leur agilité autorise également le repérage des nuages d’insectes nuisibles aux cultures.

Un exemple d’application possible pour la viticulture

L’utilisation de drones est- particulièrement intéressante pour surveiller l'état sanitaire de la vigne et le degré de maturité du raisin. Des clichés infrarouges du feuillage permettront d’évaluer sa robustesse et son état de santé. Les variations observées sur l’ensemble de la parcelle, de par les différences d’exposition climatique et de nature du sol, fourniront par ailleurs des indications importantes pour le dosage « raisonné » des engrais, la définition du meilleur itinéraire de vendange et le choix des raisins dédiés aux premiers et seconds vins de la propriété. Mieux encore : un drone équipé de capteurs chimiques pourrait détecter les molécules émises par certains parasites ou maladies en vue d’un diagnostic précoce.
> Le cluster Inno'Vin en parle

Autres exemples d’applications dans la sylviculture

Une pépinière de l’Oregon (USA), fournissant des sapins de Noël à l’échelle de plusieurs millions d’arbres, a conduit en 2011 un projet pilote, afin de contrôler ses stocks à l’aide des drones. En effet, le comptage manuel utilisé traditionnellement induit des coûts de main d’œuvre importants.
La campagne d’essais de drones, dans cette exploitation, a permis d’obtenir des informations sur la hauteur et le calibre des plans, de détecter les éventuels maladies, et problèmes d’irrigation ou d’engrais, afin de prédire rapidement et précisément le rendement des cultures.
Une autre expérience, conduite dans des orangeraies en Floride, a démontré la puissance de cet outil dans la lutte contre le « greening des agrumes », une maladie bactérienne très difficile à détecter car affectant d’abord le sommet des arbres, et nécessitant traditionnellement une observation avec des plateformes élévatrices.
http://www.kval.com/news/local/121402324.html

Plus souple que le satellite

D’autres perspectives d’applications dans le domaine agricole concernent le contrôle des exploitations par la Commission Européenne. Il s’agit là de cartographier précisément des fermes, repérant clairement les zones éligibles aux subventions, vérifiant la conformité aux règles, par exemple concernant les haies et les étangs, ou les bandes tampons autour des champs cultivés.
En 2010, 70 % des contrôles agricoles européens ont été faits par satellite (210 000 km² photographiés), ce qui n’est pas sans poser certains problèmes de lisibilité dus à la prise de vue verticale, notamment en zones montagneuses ou nuageuses. L’usage des drones, beaucoup plus précis et fournissant une image en perspective, éviterait le risque d’erreurs d’analyse. Des campagnes d’essais ont déjà été menées en Italie et en Catalogne (Espagne), montrant que la haute résolution fournie par les drones (25 à 12,5 cm) est idéale pour inspecter les petites exploitations aux cultures mixtes méditerranéennes.

 

► Défense

Premier domaine d’application des drones, la Défense constitue un marché incontournable. Le groupe Thales, initiateur du cluster Aetos avec le Conseil régional d’Aquitaine, est maître d’œuvre du programme Watchkeeper, le plus important programme européen de surveillance de champs de batailles. En Afghanistan, Thales fournit aux forces britanniques, dans le cadre d’un contrat de services avec engagements de disponibilité à l’heure de vol, une capacité de surveillance à base de drones qui préfigure le système Watchkeeper. Dans le cadre de ce programme, la flotte de drones avait effectué, à l’automne 2011, plus de 50 000 heures de vol en plus de 4 000 sorties et assuré la majeure partie des missions ISTAR (Renseignement, surveillance, acquisition d’objectifs et reconnaissance) en soutien des forces britanniques déployées en opération.
http://www.thalesgroup.com

 

► Environnement

Grâce à leurs atouts (faible coût, grande qualité d’images, maniabilité), les drones trouvent de multiples champs d’applications pour la surveillance rapide de zones difficiles d’accès en cas de catastrophes naturelles ou écologiques : inondations, tempêtes, marées noires, éruptions volcaniques, séismes… Ils peuvent aussi être utilisés de façon préventive, par exemple dans la lutte contre le dégazage sauvage en mer.

Après une catastrophe industrielle

Après la catastrophe de Fukushima, ce sont des drones qui ont livré au monde les images des bâtiments endommagés en haute résolution. Trois engins français, dotés de capteurs vidéo infrarouges et de radioactivité, ont en effet été envoyés sur place pour mesurer le niveau de radiation.
http://www.maxisciences.com/catastrophe-nucl%E9aire-au-japon/fukushima-un-drone-photographie-les-degats-a-la-centrale_art13662.html

Lutte contre la déforestation

Un projet suisse est actuellement conduit sur l’île de Sumatra (Indonésie) afin de surveiller la déforestation et les espèces menacées. Équipé de capteurs, d’une caméra et d’un GPS, le drone surveille de près l’évolution de la superficie des zones forestières. Il localise également les zones dangereuses pour la faune et apporte des indications sur les comportements des populations animales. Solution « low-cost » par rapport à la surveillance satellite, les drones sont appréciés ici évidemment pour la meilleure définition de leurs images, mais aussi pour leur rendu en temps réel et leur souplesse d’utilisation.
http://www.zegreenweb.com/sinformer/a-sumatra-un-drone-patrouille-pour-preserver-l%E2%80%99environnement,49744

Lutte contre le braconnage en mer

L’ONG américaine Sea Shepherd s’est récemment équipée de deux drones afin de traquer les navires baleiniers dans l’océan antarctique. Les drones dotés de caméras sont lancés depuis le bateau de l’association afin de prendre en chasse les navires usines japonais impliqués dans cette chasse illégale. En 2011, cette véritable  traque a permis de stopper ce braconnage un mois avant le terme prévu.
http://www.lapresse.ca/environnement/201112/25/01-4480869-des-drones-pour-harceler-les-pecheurs-de-baleines-japonais.php

 

► Infrastructures

Sécurité routière

En France comme dans plusieurs autres pays, des études ont été menées ces dernières années, concluant que l’outil drone était intéressant  pour la compréhension des phénomènes de congestion et l’aide à la définition de stratégies de déplacement. Les drones pourraient également fournir aux usagers de la route des informations quasi-temps réel plus pertinentes, et constitueraient un outil d’assistance à intervention d’urgence en cas d’accident.

Surveillance d’ouvrages d’art

L’inspection des ouvrages d’art est essentiellement visuelle. Elle se fait habituellement à l’aide de passerelles et de nacelles motorisées pour des raisons de sécurité.  Ces moyens étant lourds à mettre en œuvre et certaines zones restant difficiles d’accès, des systèmes de vision embarqués sur drones ont été testés en 2008 par le Laboratoire des Ponts et Chaussées, fournissant des informations quantitatives et qualitatives des dégradations observées. Finis les énormes grues, les échafaudages disgracieux et les hommes-araignées ! Les coûts d’exploitation sont réduits de manière considérable : une seule personne et une seule voiture suffisent là où 10 techniciens et un convoi exceptionnel étaient nécessaires. Les formalités administratives et les risques humains sont presque nuls. 
http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00376783/en/

Vidéo http://www.youtube.com/watch?v=RO0aaODzd_4&feature=plcp

Le meilleur exemple de cette application est sans doute celui de la surveillance du viaduc de Millau qui subit une « grande visite » d’entretien tous les six ans depuis sa mise en service, en décembre 2004. Un drone y est utilisé, doté de moyens de transmission et d'enregistrement des photos et vidéos. Ce dispositif technique permet un diagnostic détaillé de pièces inaccessibles avec un géo-référencement temps réel.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/15/1193047-un-drone-pour-inspecter-tout-le-viaduc.html

 

► NTIC et médias

Formidable outil de prise de vues, le drone a déjà fait quelques percées remarquées dans le monde de la communication et de l’audiovisuel : télévision, cinéma… Pour son émission « Cap Sud-Ouest » diffusée sur France 3 à partir de 17 mars 2012, Eric Perrin utilise un drone. Les images obtenues sont remarquables, s’agissant tant de sites connus, redécouverts sous un angle nouveau, que de lieux insolites et inaccessibles, découverts grâce à ce nouvel outil. En savoir plus
Autre exemple dans l’œnotourisme : le clip vidéo réalisé par Fly-N-Sense pour le Château de Pic (Le Tourne, Gironde) en lien avec le cluster Inno’Vin.

 

► Sécurité et sûreté

Surveillance des frontières / sûreté en mer

Les États-Unis exploitent actuellement des drones Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) pour le contrôle des frontières, avec des restrictions de nuit et dans des zones réservées. La Suisse, également pionnière en la matière, renouvelle actuellement sa flotte. Deux systèmes sont actuellement en lice, pour un choix définitif début 2014.
http://psk.blog.24heures.ch/archive/2012/04/30/la-suisse-evalue-son-futur-drone-male.html
En France, les services des douanes réfléchissent à l'éventuelle utilisation de ce type d’engins pour la surveillance de vastes zones ou de couloirs maritimes, notamment, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Au plan européen, l’Agence Frontex (« Frontières extérieures » - pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne) examine également les avantages des drones pour le contrôle des frontières et les opérations de sauvetage et de recherche en mer.
http://nanojv.wordpress.com/2012/02/26/frontex-heron/
Les garde-côtes américains utilisent actuellement trois drones de reconnaissance et de surveillance.

Sécurité civile

La Direction de la Sécurité Civile a lancé en 2010 une campagne d’expérimentation de drones. L’objectif : détecter et localiser avec précision les départs de feu et apporter une aide aux équipes dans les opérations de lutte et de secours aux populations.
http://www.aeroplans.fr/Drones/drone-sagem-patroller-experimentations-securite-civile.html
A l’échelle plus locale, la brigade de sapeurs-pompiers de Paris a conduit des essais de mini-drones en juillet 2009. Il s’agit là d’obtenir une image en temps réel de l’intérieur d’un bâtiment en feu afin de localiser les personnes en danger.
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/06/17/04015-20090617ARTFIG00595-les-pompiers-de-paris-testent-des-mini-drones-cet-ete-.php
Dans les Landes, le SDIS a également engagé un partenariat avec la société Fly-N-Sense pour la mise au point d’un système drone dédié à la lutte contre l’incendie. [ En savoir plus sur le projet STAFF ]
Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=1uW_TekWwsg

Sécurité en montagne

Grâce aux drones, les stations de sports d’hiver pourront être en capacité de mesurer l’épaisseur du manteau neigeux afin d’optimiser les plans de damage, mais également de surveiller les remontées mécaniques et de s’assurer de l’absence de skieurs avant le déclenchement préventif des avalanches. Les drones équipés de capteurs sonores permettront de localiser les victimes ensevelies sous la neige.
http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/05/04/un-drone-au-service-des-pistes-et-des-secours

Avec l’aide de drones, il sera aussi possible de localiser beaucoup plus aisément les randonneurs accidentés en terrains escarpés.